Le concept de dépendance

Le Modèle Minnesota approche la problématique de l'accoutumance en tant que maladie (Spicer, 1993; McCrady, 1994; Jellinek, 1960), dont les symptômes sont la perte de contrôle et la dépendance physique. L'aspect primordial du traitement - un choix pragmatique - est la dépendance, et non la dynamique ou la pathologie sous-jacentes (Marron, 1993) (Talbott, 1990). Wallace (1996) souligne l'importance de déterminer des priorités lors du traitement de la dépendance, et considère que l'abstinence constitue la base fondamentale pour la continuation du traitement. Comme dans la psycho-analyse, la dénégation et la résistance sont mises à jour, sans toutefois en rechercher les causes (au contraire de l'analyse). Après un certain temps d'ailleurs, l'attitude vis-à-vis de la boisson acquiert une autonomie fonctionnelle (Spicer, 1993).

Dans la mesure où elle est approchée comme une maladie chronique, des buts thérapeutiques sont assignés à la problématique de la dépendance, en terme de réhabilitation bien plus que de guérison (Spicer, 1993). La relation usager-thérapeute est un rapport de collaboration, qui vise un changement de style de vie, en vue du but à long terme à atteindre: apprendre à vivre avec la dépendance (Galanter, 1993). Cette problématique chronique implique également une vigilance à vie (AA) et le maintien de l'abstinence.


La dépendance est une maladie physique, mentale et spirituelle (Spicer, 1993; Mc Crady, 1994). Ce point de vue holistique débouche sur une approche multidisciplinaire. A côté des problèmes physiques et psychiques, le Modèle Minnesota souligne également la dimension spirituelle. Cela ne signifie nullement une philosophie religieuse ou sectaire. Cette dimension aborde au contraire la question du sens comme composante essentielle de la lutte contre la dépendance. L'expérience extrême ou l'expérience émotionnelle forte sont centrales à cet égard, selon Maslow (1970). Dans le cadre de la problématique de la dépendance, la question de la dimension existentielle de l'existence (c'est-à-dire la confrontation avec les vulnérabilités et les limitations) et de la problématique du sens (goal setting) se fait jour (Fowler, 1993).

Malgré certaines critiques à l'égard de l'approche médicale de la dépendance (Fingarette, 1988; Peele, 1989), Vaillant (1983) cite des arguments solides pour défendre ce point de vue. La recherche fournit également une évidence suffisante des 4 critères de Lewis (1). Cette approche est en outre tout à fait relevante dans le cadre d'une perspective thérapeutique (Antze et Glatt dans Cook, 1988; Spicer, 1993). Cela dispense le patient de sentiments de culpabilité immobilisants, constitue un argument en faveur d'une abstinence à vie (Wallace, 1996) et modifie l'attitude de la famille et de l'entourage. Ce concept fait également appel au sentiment de responsabilité de la personne dépendante en mettant l'accent sur l'implication active lors du traitement et la nécessité d'un changement réfléchi de style de vie (Spicer, 1993; Hill dans Cook, 1988).

Cette description est tirée du site www.lessence-ciel.ca

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