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Résultats et constatations récentes concernant le Minnesota Model

Plusieurs auteurs mettent en question du point de vue méthodologique les conclusions d'études rapportant les résultats du Minnesota Model (Cook, 1988; Stinchfield et Owen, 1998). Cependant, sur la base des résultats du projet MATCH (9) en 1997 (dans Stinchfield & Owen, 1998), il ressort que les programmes 12 étapes sont sensiblement plus efficaces dans la durée que la thérapie comportementale cognitive et la Motivation Enhancement Therapy. L'étude de Stinchfield et Owen concerne un échantillon de 1083 patients dépendants (alcool et drogues) à Hazelden qui ont été traités selon le MM (10) . Lors de l'étude de suivi (1-6 et 12 mois après la fin du traitement), des données concernant 716 usagers ont en plus parallèlement été rassemblées par l'entremise d'une personne proche de leur entourage (collatéral) (11) .

Les résultats montrent un ratio d'abstinence de 76.9% pour le premier mois, avec une perte d'effet à 6 et 12 mois (59.1% et 52.8% d'abstinence), tandis que 34.8% consomme un an plus tard une quantité moindre qu'avant le traitement. Malgré le taux de rechute, il subsiste après un an une différence statistiquement significative entre la consommation avant et après le traitement. Outre l'abstinence, on note des améliorations dans d'autres domaines : participation aux AA ou aux NA, amélioration des relations et de l'état de santé.

Des résultats similaires ont été recensés à Center City et au Hazelden Center for Youth and Families. Il semble que l'abstinence dépende là de l'achèvement ou non du traitement. En sus d'un ratio d'abstinence élevé (12), 70 à 80% rapporte une amélioration de la qualité de vie; l'on note également une réduction considérable des problèmes juridiques et de santé.

Le projet d'évaluation irlandais Aiseiri (Leane & Powell, 1994) (13) rapporte un ratio d'abstinence au sein du groupe étudié de 80.59% (dont 81.48% d'abstinents pendant au moins un an). En intégrant des usagers qui refusaient de participer à l'enquête, ce chiffre retombe à 60.52% (14) . Il en ressort un rapport bien établi entre le maintien de l'abstinence et l'achèvement du traitement, la participation aux AA et d'autres activités post-traitement. Au sein du groupe étudié, d'autres paramètres que l'abstinence ont été examinés, paramètres qui permettent de mesurer un résultat positif :

  • Parmi les 52,5% pour qui l'abstinence est un échec, on note une vision différente de la maladie avec une diminution de la consommation après traitement.
  • 76.11% mentionne une amélioration de la qualité de vie, qui se manifeste dans des domaines différents : relations interpersonnelles, bien-être psychique plus équilibré, confiance en soi, ...
  • 73.13% travaille au moment de l'enquête (15) . En outre, 62.68% confirme vivre une amélioration sensible dans sa situation de travail et dans le domaine financier.
  • 80.59% mentionne une amélioration de sa santé physique. Du point de vue mental : diminution du manque de confiance en soi et de la confusion concernant l'identité.
  • Les relations avec le partenaire et les enfants s'améliorent plus lentement mais considérablement (respectivement 75.6% et 83.3%). Un aspect important est, outre l'amélioration des amitiés existantes (64%), le développement (via AA) d'un nouveau cercle d'amis, ne comptant pas de personnes dépendantes.
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